« UN CRIME D’ETAT » N°2

Les raisons : E.N.A.

 

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 24 mai 2020   

              
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

      La crise actuelle est un véritable « crime d’État » qui peut être estimé à environ 20 000 personnes (différence de décès entre l’Allemagne et la France, 2 pays comparables). Voulant sortir des débats stériles des chaînes d’information en continu, avec soi-disant des experts, j’ai essayé de monter à un niveau supérieur et déterminer ainsi les 3 raisons de fond qui peuvent expliquer ce différentiel.

 

E comme Etudes – il faut espérer du changement !

L’éducation nationale est le « Mal français » que j’ai dénoncé dans un mémo disponible sur mon site (https://www.ma-consulting.com.fr/articles/le-mal-fran%C3%A7ais/) qui sévit dans trois domaines :

 

Un mammouth ingérable qui amplifie les inégalités

 1,2 million de personnes dans la même boîte le Ministère Education nationale, soit la 8e entreprise mondiale en termes de salariés avec un PDG appelé ministre qui change tous les 2 ans (18 ministres depuis 1981, élection de Mitterrand) ;

 Des origines sociales inégalitaires : classes préparatoires, 50 % des élèves  enfants de cadres supérieurs ;

 Nos 3 grandes écoles (Normale Sup, l’X et l’ENA) dont sont issus en très grande partie nos dirigeants, ont un très faible taux de fils d’ouvriers de l’ordre de 2%.

               

Les « achats » sont inconnus à l’ENA

Ayant appelé la direction pédagogique  pour leur proposer des formations aux « achats » ils m’ont demandé « de quoi je parlais ? ». Ayant changé mon langage, je me suis exprimé par le terme « marchés publics ». Ils m’ont alors répondu qu’il faisait des formations au « Code des marchés publics». Pour avoir son permis de conduire, il suffit donc de réciter code !

 

 

Un autre trou noir : l’absence de formation à la gestion de projet
Cet aspect a été largement dénoncé par la Cour des comptes (Didier Migaud) comme cause principale des grands gâchis dans les achats publics et particulièrement dans les projets informatiques.

 

N comme  Nicotine – les mandarins et experts « savent » :

Jeu de mots pour exprimer le flou de l’information pour présenter l’intérêt ou pas de tels ou tels protocoles, molécules… L’arrivée de la nicotine, comme protection du Corona virus, a semé le doute dans les cerveaux des différents mandarins qui conseillent notre Président. Vu le nombre des intervenants et d’avis différents, parfois pour des raisons de lobbying (cf. M Levy, le mari d’Agnès Buzin), je comprends qu’il ait du mal à avoir un avis objectif clair et mener ses troupes toujours dans le même sens. (Près de 10 traitements existeraient)

 

 

A comme Achats – la gabegie continue :

On a ici le véritable point faible de l’organisation mise en place par Emmanuel Macron qui en raison de son cursus n’appréhende pas d’importance de ce processus. Il a failli dans deux domaines principaux :

 Tout d’abord, les masques et c’est seulement au moment du déconfinement qu’il est possible d’en trouver ! L’article du Monde du 9 mai 2020 explique tout ou partie des raisons de l’absence de masques. Il est très dur de retrouver ses petits dans la description qui est faite dans les processus d'achat et d’élimination des stocks. Nombreux intervenants, nombreuses structures, modification de politique avec transfert de la responsabilité des achats aux employeurs ! La notion de politique "achat", n’est jamais évoquée.

 Deuxième achat déficient : les tests. Le problème est encore plus complexe car et il existe différents tests, différents types de matériels, différents types de laboratoires, différents fournisseurs… avec dans les acteurs des organismes qui n’ont pas le même statut et qui n’ont pas le même pouvoir de tutelle. Difficile de communiquer entre un préfet, une ARS (Ex 43 & 46) et en laboratoire de vétérinaires ! Qui s’en occupe ? mystère. De plus l’Institut Pasteur sort prochainement son propre test et en conséquence au ministère on freine pour valider d’autres projets. Hallucinant, les leçons des erreurs dans les achats faites par les technocrates des cellules de l’Elysée et de Matignon ne servent à rien. On continue à centraliser au détriment des vrais opérationnels. INSTRUCTION N° DGS/DGOS/2020/XXX. Les pharmaciens hospitaliers s’arrachent les cheveux !

 

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l’épidémie. Les établissements de santé sont approvisionnés par l’État, selon une procédure de répartition nationale des volumes par l’ANSM, pour tenter de minimiser les difficultés d’approvisionnement. 

 

   Dans ce contexte, il est impossible d’accuser telle ou telle personne, cette situation trouve sa genèse il y a plus de 10 ans. Entre-temps, les présidents ont changé ainsi que les Premiers ministres sans compter les ministres de la Santé. Ce qui est resté, c’est une chape de plomb  nommé « technostructure » dominée par des hommes et femmes qui ne veulent pas perdre leur privilège : même milieu social, mêmes études, mêmes obédiences.

« UN CRIME D’ETAT » N°2

Les raisons : E.N.A.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 24 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

      La crise actuelle est un véritable « crime d’État » qui peut être estimé à environ 20 000 personnes (différence de décès entre l’Allemagne et la France, 2 pays comparables). Voulant sortir des débats stériles des chaînes d’information en continu, avec soi-disant des experts, j’ai essayé de monter à un niveau supérieur et déterminer ainsi les 3 raisons de fond qui peuvent expliquer ce différentiel.

 

E comme Etudes – il faut espérer du changement !

L’éducation nationale est le « Mal français » que j’ai dénoncé dans un mémo disponible sur mon site (https://www.ma-consulting.com.fr/articles/le-mal-fran%C3%A7ais/) qui sévit dans trois domaines :

Un mammouth ingérable qui amplifie les inégalités

 1,2 million de personnes dans la même boîte le Ministère Education nationale, soit la 8e entreprise mondiale en termes de salariés avec un PDG appelé ministre qui change tous les 2 ans (18 ministres depuis 1981, élection de Mitterrand) ;

 Des origines sociales inégalitaires : classes préparatoires, 50 % des élèves  enfants de cadres supérieurs ;

 Nos 3 grandes écoles (Normale Sup, l’X et l’ENA) dont sont issus en très grande partie nos dirigeants, ont un très faible taux de fils d’ouvriers de l’ordre de 2%.

                Les « achats » sont inconnus à l’ENA

Ayant appelé la direction pédagogique  pour leur proposer des formations aux « achats » ils m’ont demandé « de quoi je parlais ? ». Ayant changé mon langage, je me suis exprimé par le terme « marchés publics ». Ils m’ont alors répondu qu’il faisait des formations au « Code des marchés publics». Pour avoir son permis de conduire, il suffit donc de réciter code !

 

 

Un autre trou noir : l’absence de formation à la gestion de projet

Cet aspect a été largement dénoncé par la Cour des comptes (Didier Migaud) comme cause principale des grands gâchis dans les achats publics et particulièrement dans les projets informatiques.

 

  1.  comme  Nicotine – les mandarins et experts « savent » :

Jeu de mots pour exprimer le flou de l’information pour présenter l’intérêt ou pas de tels ou tels protocoles, molécules… L’arrivée de la nicotine, comme protection du Corona virus, a semé le doute dans les cerveaux des différents mandarins qui conseillent notre Président. Vu le nombre des intervenants et d’avis différents, parfois pour des raisons de lobbying (cf. M Levy, le mari d’Agnès Buzin), je comprends qu’il ait du mal à avoir un avis objectif clair et mener ses troupes toujours dans le même sens. (Près de 10 traitements existeraient)

 

  1. comme Achats – la gabegie continue :

On a ici le véritable point faible de l’organisation mise en place par Emmanuel Macron qui en raison de son cursus n’appréhende pas d’importance de ce processus. Il a failli dans deux domaines principaux :

 Tout d’abord, les masques et c’est seulement au moment du déconfinement qu’il est possible d’en trouver ! L’article du Monde du 9 mai 2020 explique tout ou partie des raisons de l’absence de masques. Il est très dur de retrouver ses petits dans la description qui est faite dans les processus d'achat et d’élimination des stocks. Nombreux intervenants, nombreuses structures, modification de politique avec transfert de la responsabilité des achats aux employeurs ! La notion de politique "achat", n’est jamais évoquée.

 

 

 Deuxième achat déficient : les tests. Le problème est encore plus complexe car et il existe différents tests, différents types de matériels, différents types de laboratoires, différents fournisseurs… avec dans les acteurs des organismes qui n’ont pas le même statut et qui n’ont pas le même pouvoir de tutelle. Difficile de communiquer entre un préfet, une ARS (Ex 43 & 46) et en laboratoire de vétérinaires ! Qui s’en occupe ? mystère. De plus l’Institut Pasteur sort prochainement son propre test et en conséquence au ministère on freine pour valider d’autres projets. Hallucinant, les leçons des erreurs dans les achats faites par les technocrates des cellules de l’Elysée et de Matignon ne servent à rien. On continue à centraliser au détriment des vrais opérationnels. INSTRUCTION N° DGS/DGOS/2020/XXX. Les pharmaciens hospitaliers s’arrachent les cheveux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Compte tenu des tensions d’approvisionnement sur certains médicaments nécessaires à la prise en charge des patients atteints du virus Covid-19, une liste de cinq molécules, dites prioritaires, fait l’objet d’un achat exclusif par l’État durant la durée de l’épidémie. Les établissements de santé sont approvisionnés par l’État, selon une procédure de répartition nationale des volumes par l’ANSM, pour tenter de minimiser les difficultés d’approvisionnement. 

 

   Dans ce contexte, il est impossible d’accuser telle ou telle personne, cette situation trouve sa genèse il y a plus de 10 ans. Entre-temps, les présidents ont changé ainsi que les Premiers ministres sans compter les ministres de la Santé. Ce qui est resté, c’est une chape de plomb  nommé « technostructure » dominée par des hommes et femmes qui ne veulent pas perdre leur privilège : même milieu social, mêmes études, mêmes obédiences.

« UN CRIME D’ETAT » N°2

Les raisons : E.N.A.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 24 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

      La crise actuelle est un véritable « crime d’État » qui peut être estimé à environ 20 000 personnes (différence de décès entre l’Allemagne et la France, 2 pays comparables). Voulant sortir des débats stériles des chaînes d’information en continu, avec soi-disant des experts, j’ai essayé de monter à un niveau supérieur et déterminer ainsi les 3 raisons de fond qui peuvent expliquer ce différentiel.

 

E comme Etudes – il faut espérer du changement !

L’éducation nationale est le « Mal français » que j’ai dénoncé dans un mémo disponible sur mon site (https://www.ma-consulting.com.fr/articles/le-mal-fran%C3%A7ais/) qui sévit dans trois domaines :

Un mammouth ingérable qui amplifie les inégalités

 1,2 million de personnes dans la même boîte le Ministère Education nationale, soit la 8e entreprise mondiale en termes de salariés avec un PDG appelé ministre qui change tous les 2 ans (18 ministres depuis 1981, élection de Mitterrand) ;

 Des origines sociales inégalitaires : classes préparatoires, 50 % des élèves  enfants de cadres supérieurs ;

 Nos 3 grandes écoles (Normale Sup, l’X et l’ENA) dont sont issus en très grande partie nos dirigeants, ont un très faible taux de fils d’ouvriers de l’ordre de 2%.

                Les « achats » sont inconnus à l’ENA

Ayant appelé la direction pédagogique  pour leur proposer des formations aux « achats » ils m’ont demandé « de quoi je parlais ? ». Ayant changé mon langage, je me suis exprimé par le terme « marchés publics ». Ils m’ont alors répondu qu’il faisait des formations au « Code des marchés publics». Pour avoir son permis de conduire, il suffit donc de réciter code !

 

 

Un autre trou noir : l’absence de formation à la gestion de projet

Cet aspect a été largement dénoncé par la Cour des comptes (Didier Migaud) comme cause principale des grands gâchis dans les achats publics et particulièrement dans les projets informatiques.

 

  1.  comme  Nicotine – les mandarins et experts « savent » :

Jeu de mots pour exprimer le flou de l’information pour présenter l’intérêt ou pas de tels ou tels protocoles, molécules… L’arrivée de la nicotine, comme protection du Corona virus, a semé le doute dans les cerveaux des différents mandarins qui conseillent notre Président. Vu le nombre des intervenants et d’avis différents, parfois pour des raisons de lobbying (cf. M Levy, le mari d’Agnès Buzin), je comprends qu’il ait du mal à avoir un avis objectif clair et mener ses troupes toujours dans le même sens. (Près de 10 traitements existeraient)

 

  1. comme Achats – la gabegie continue :

On a ici le véritable point faible de l’organisation mise en place par Emmanuel Macron qui en raison de son cursus n’appréhende pas d’importance de ce processus. Il a failli dans deux domaines principaux :

 Tout d’abord, les masques et c’est seulement au moment du déconfinement qu’il est possible d’en trouver ! L’article du Monde du 9 mai 2020 explique tout ou partie des raisons de l’absence de masques. Il est très dur de retrouver ses petits dans la description qui est faite dans les processus d'achat et d’élimination des stocks. Nombreux intervenants, nombreuses structures, modification de politique avec transfert de la responsabilité des achats aux employeurs ! La notion de politique "achat", n’est jamais évoquée.

 

 

 Deuxième achat déficient : les tests. Le problème est encore plus complexe car et il existe différents tests, différents types de matériels, différents types de laboratoires, différents fournisseurs… avec dans les acteurs des organismes qui n’ont pas le même statut et qui n’ont pas le même pouvoir de tutelle. Difficile de communiquer entre un préfet, une ARS (Ex 43 & 46) et en laboratoire de vétérinaires ! Qui s’en occupe ? mystère. De plus l’Institut Pasteur sort prochainement son propre test et en conséquence au ministère on freine pour valider d’autres projets. Hallucinant, les leçons des erreurs dans les achats faites par les technocrates des cellules de l’Elysée et de Matignon ne servent à rien. On continue à centraliser au détriment des vrais opérationnels. INSTRUCTION N° DGS/DGOS/2020/XXX. Les pharmaciens hospitaliers s’arrachent les cheveux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Compte tenu des tensions d’approvisionnement sur certains médicaments nécessaires à la prise en charge des patients atteints du virus Covid-19, une liste de cinq molécules, dites prioritaires, fait l’objet d’un achat exclusif par l’État durant la durée de l’épidémie. Les établissements de santé sont approvisionnés par l’État, selon une procédure de répartition nationale des volumes par l’ANSM, pour tenter de minimiser les difficultés d’approvisionnement. 

 

   Dans ce contexte, il est impossible d’accuser telle ou telle personne, cette situation trouve sa genèse il y a plus de 10 ans. Entre-temps, les présidents ont changé ainsi que les Premiers ministres sans compter les ministres de la Santé. Ce qui est resté, c’est une chape de plomb  nommé « technostructure » dominée par des hommes et femmes qui ne veulent pas perdre leur privilège : même milieu social, mêmes études, mêmes obédiences.

« UN CRIME D’ETAT » N°2

Les raisons : E.N.A.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 24 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

      La crise actuelle est un véritable « crime d’État » qui peut être estimé à environ 20 000 personnes (différence de décès entre l’Allemagne et la France, 2 pays comparables). Voulant sortir des débats stériles des chaînes d’information en continu, avec soi-disant des experts, j’ai essayé de monter à un niveau supérieur et déterminer ainsi les 3 raisons de fond qui peuvent expliquer ce différentiel.

 

E comme Etudes – il faut espérer du changement !

L’éducation nationale est le « Mal français » que j’ai dénoncé dans un mémo disponible sur mon site (https://www.ma-consulting.com.fr/articles/le-mal-fran%C3%A7ais/) qui sévit dans trois domaines :

Un mammouth ingérable qui amplifie les inégalités

 1,2 million de personnes dans la même boîte le Ministère Education nationale, soit la 8e entreprise mondiale en termes de salariés avec un PDG appelé ministre qui change tous les 2 ans (18 ministres depuis 1981, élection de Mitterrand) ;

 Des origines sociales inégalitaires : classes préparatoires, 50 % des élèves  enfants de cadres supérieurs ;

 Nos 3 grandes écoles (Normale Sup, l’X et l’ENA) dont sont issus en très grande partie nos dirigeants, ont un très faible taux de fils d’ouvriers de l’ordre de 2%.

                Les « achats » sont inconnus à l’ENA

Ayant appelé la direction pédagogique  pour leur proposer des formations aux « achats » ils m’ont demandé « de quoi je parlais ? ». Ayant changé mon langage, je me suis exprimé par le terme « marchés publics ». Ils m’ont alors répondu qu’il faisait des formations au « Code des marchés publics». Pour avoir son permis de conduire, il suffit donc de réciter code !

 

 

Un autre trou noir : l’absence de formation à la gestion de projet

Cet aspect a été largement dénoncé par la Cour des comptes (Didier Migaud) comme cause principale des grands gâchis dans les achats publics et particulièrement dans les projets informatiques.

 

  1.  comme  Nicotine – les mandarins et experts « savent » :

Jeu de mots pour exprimer le flou de l’information pour présenter l’intérêt ou pas de tels ou tels protocoles, molécules… L’arrivée de la nicotine, comme protection du Corona virus, a semé le doute dans les cerveaux des différents mandarins qui conseillent notre Président. Vu le nombre des intervenants et d’avis différents, parfois pour des raisons de lobbying (cf. M Levy, le mari d’Agnès Buzin), je comprends qu’il ait du mal à avoir un avis objectif clair et mener ses troupes toujours dans le même sens. (Près de 10 traitements existeraient)

 

  1. comme Achats – la gabegie continue :

On a ici le véritable point faible de l’organisation mise en place par Emmanuel Macron qui en raison de son cursus n’appréhende pas d’importance de ce processus. Il a failli dans deux domaines principaux :

 Tout d’abord, les masques et c’est seulement au moment du déconfinement qu’il est possible d’en trouver ! L’article du Monde du 9 mai 2020 explique tout ou partie des raisons de l’absence de masques. Il est très dur de retrouver ses petits dans la description qui est faite dans les processus d'achat et d’élimination des stocks. Nombreux intervenants, nombreuses structures, modification de politique avec transfert de la responsabilité des achats aux employeurs ! La notion de politique "achat", n’est jamais évoquée.

 

 

 Deuxième achat déficient : les tests. Le problème est encore plus complexe car et il existe différents tests, différents types de matériels, différents types de laboratoires, différents fournisseurs… avec dans les acteurs des organismes qui n’ont pas le même statut et qui n’ont pas le même pouvoir de tutelle. Difficile de communiquer entre un préfet, une ARS (Ex 43 & 46) et en laboratoire de vétérinaires ! Qui s’en occupe ? mystère. De plus l’Institut Pasteur sort prochainement son propre test et en conséquence au ministère on freine pour valider d’autres projets. Hallucinant, les leçons des erreurs dans les achats faites par les technocrates des cellules de l’Elysée et de Matignon ne servent à rien. On continue à centraliser au détriment des vrais opérationnels. INSTRUCTION N° DGS/DGOS/2020/XXX. Les pharmaciens hospitaliers s’arrachent les cheveux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Compte tenu des tensions d’approvisionnement sur certains médicaments nécessaires à la prise en charge des patients atteints du virus Covid-19, une liste de cinq molécules, dites prioritaires, fait l’objet d’un achat exclusif par l’État durant la durée de l’épidémie. Les établissements de santé sont approvisionnés par l’État, selon une procédure de répartition nationale des volumes par l’ANSM, pour tenter de minimiser les difficultés d’approvisionnement. 

 

   Dans ce contexte, il est impossible d’accuser telle ou telle personne, cette situation trouve sa genèse il y a plus de 10 ans. Entre-temps, les présidents ont changé ainsi que les Premiers ministres sans compter les ministres de la Santé. Ce qui est resté, c’est une chape de plomb  nommé « technostructure » dominée par des hommes et femmes qui ne veulent pas perdre leur privilège : même milieu social, mêmes études, mêmes obédiences.

« UN CRIME D’ETAT » N°2

Les raisons : E.N.A.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 24 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

      La crise actuelle est un véritable « crime d’État » qui peut être estimé à environ 20 000 personnes (différence de décès entre l’Allemagne et la France, 2 pays comparables). Voulant sortir des débats stériles des chaînes d’information en continu, avec soi-disant des experts, j’ai essayé de monter à un niveau supérieur et déterminer ainsi les 3 raisons de fond qui peuvent expliquer ce différentiel.

 

E comme Etudes – il faut espérer du changement !

L’éducation nationale est le « Mal français » que j’ai dénoncé dans un mémo disponible sur mon site (https://www.ma-consulting.com.fr/articles/le-mal-fran%C3%A7ais/) qui sévit dans trois domaines :

Un mammouth ingérable qui amplifie les inégalités

 1,2 million de personnes dans la même boîte le Ministère Education nationale, soit la 8e entreprise mondiale en termes de salariés avec un PDG appelé ministre qui change tous les 2 ans (18 ministres depuis 1981, élection de Mitterrand) ;

 Des origines sociales inégalitaires : classes préparatoires, 50 % des élèves  enfants de cadres supérieurs ;

 Nos 3 grandes écoles (Normale Sup, l’X et l’ENA) dont sont issus en très grande partie nos dirigeants, ont un très faible taux de fils d’ouvriers de l’ordre de 2%.

                Les « achats » sont inconnus à l’ENA

Ayant appelé la direction pédagogique  pour leur proposer des formations aux « achats » ils m’ont demandé « de quoi je parlais ? ». Ayant changé mon langage, je me suis exprimé par le terme « marchés publics ». Ils m’ont alors répondu qu’il faisait des formations au « Code des marchés publics». Pour avoir son permis de conduire, il suffit donc de réciter code !

 

 

Un autre trou noir : l’absence de formation à la gestion de projet

Cet aspect a été largement dénoncé par la Cour des comptes (Didier Migaud) comme cause principale des grands gâchis dans les achats publics et particulièrement dans les projets informatiques.

 

  1.  comme  Nicotine – les mandarins et experts « savent » :

Jeu de mots pour exprimer le flou de l’information pour présenter l’intérêt ou pas de tels ou tels protocoles, molécules… L’arrivée de la nicotine, comme protection du Corona virus, a semé le doute dans les cerveaux des différents mandarins qui conseillent notre Président. Vu le nombre des intervenants et d’avis différents, parfois pour des raisons de lobbying (cf. M Levy, le mari d’Agnès Buzin), je comprends qu’il ait du mal à avoir un avis objectif clair et mener ses troupes toujours dans le même sens. (Près de 10 traitements existeraient)

 

  1. comme Achats – la gabegie continue :

On a ici le véritable point faible de l’organisation mise en place par Emmanuel Macron qui en raison de son cursus n’appréhende pas d’importance de ce processus. Il a failli dans deux domaines principaux :

 Tout d’abord, les masques et c’est seulement au moment du déconfinement qu’il est possible d’en trouver ! L’article du Monde du 9 mai 2020 explique tout ou partie des raisons de l’absence de masques. Il est très dur de retrouver ses petits dans la description qui est faite dans les processus d'achat et d’élimination des stocks. Nombreux intervenants, nombreuses structures, modification de politique avec transfert de la responsabilité des achats aux employeurs ! La notion de politique "achat", n’est jamais évoquée.

 

 

 Deuxième achat déficient : les tests. Le problème est encore plus complexe car et il existe différents tests, différents types de matériels, différents types de laboratoires, différents fournisseurs… avec dans les acteurs des organismes qui n’ont pas le même statut et qui n’ont pas le même pouvoir de tutelle. Difficile de communiquer entre un préfet, une ARS (Ex 43 & 46) et en laboratoire de vétérinaires ! Qui s’en occupe ? mystère. De plus l’Institut Pasteur sort prochainement son propre test et en conséquence au ministère on freine pour valider d’autres projets. Hallucinant, les leçons des erreurs dans les achats faites par les technocrates des cellules de l’Elysée et de Matignon ne servent à rien. On continue à centraliser au détriment des vrais opérationnels. INSTRUCTION N° DGS/DGOS/2020/XXX. Les pharmaciens hospitaliers s’arrachent les cheveux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Compte tenu des tensions d’approvisionnement sur certains médicaments nécessaires à la prise en charge des patients atteints du virus Covid-19, une liste de cinq molécules, dites prioritaires, fait l’objet d’un achat exclusif par l’État durant la durée de l’épidémie. Les établissements de santé sont approvisionnés par l’État, selon une procédure de répartition nationale des volumes par l’ANSM, pour tenter de minimiser les difficultés d’approvisionnement. 

 

   Dans ce contexte, il est impossible d’accuser telle ou telle personne, cette situation trouve sa genèse il y a plus de 10 ans. Entre-temps, les présidents ont changé ainsi que les Premiers ministres sans compter les ministres de la Santé. Ce qui est resté, c’est une chape de plomb  nommé « technostructure » dominée par des hommes et femmes qui ne veulent pas perdre leur privilège : même milieu social, mêmes études, mêmes obédiences.

« UN CRIME D’ETAT » N°2

Les raisons : E.N.A.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 24 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

      La crise actuelle est un véritable « crime d’État » qui peut être estimé à environ 20 000 personnes (différence de décès entre l’Allemagne et la France, 2 pays comparables). Voulant sortir des débats stériles des chaînes d’information en continu, avec soi-disant des experts, j’ai essayé de monter à un niveau supérieur et déterminer ainsi les 3 raisons de fond qui peuvent expliquer ce différentiel.

 

E comme Etudes – il faut espérer du changement !

L’éducation nationale est le « Mal français » que j’ai dénoncé dans un mémo disponible sur mon site (https://www.ma-consulting.com.fr/articles/le-mal-fran%C3%A7ais/) qui sévit dans trois domaines :

Un mammouth ingérable qui amplifie les inégalités

 1,2 million de personnes dans la même boîte le Ministère Education nationale, soit la 8e entreprise mondiale en termes de salariés avec un PDG appelé ministre qui change tous les 2 ans (18 ministres depuis 1981, élection de Mitterrand) ;

 Des origines sociales inégalitaires : classes préparatoires, 50 % des élèves  enfants de cadres supérieurs ;

 Nos 3 grandes écoles (Normale Sup, l’X et l’ENA) dont sont issus en très grande partie nos dirigeants, ont un très faible taux de fils d’ouvriers de l’ordre de 2%.

                Les « achats » sont inconnus à l’ENA

Ayant appelé la direction pédagogique  pour leur proposer des formations aux « achats » ils m’ont demandé « de quoi je parlais ? ». Ayant changé mon langage, je me suis exprimé par le terme « marchés publics ». Ils m’ont alors répondu qu’il faisait des formations au « Code des marchés publics». Pour avoir son permis de conduire, il suffit donc de réciter code !

 

 

Un autre trou noir : l’absence de formation à la gestion de projet

Cet aspect a été largement dénoncé par la Cour des comptes (Didier Migaud) comme cause principale des grands gâchis dans les achats publics et particulièrement dans les projets informatiques.

 

  1.  comme  Nicotine – les mandarins et experts « savent » :

Jeu de mots pour exprimer le flou de l’information pour présenter l’intérêt ou pas de tels ou tels protocoles, molécules… L’arrivée de la nicotine, comme protection du Corona virus, a semé le doute dans les cerveaux des différents mandarins qui conseillent notre Président. Vu le nombre des intervenants et d’avis différents, parfois pour des raisons de lobbying (cf. M Levy, le mari d’Agnès Buzin), je comprends qu’il ait du mal à avoir un avis objectif clair et mener ses troupes toujours dans le même sens. (Près de 10 traitements existeraient)

 

  1. comme Achats – la gabegie continue :

On a ici le véritable point faible de l’organisation mise en place par Emmanuel Macron qui en raison de son cursus n’appréhende pas d’importance de ce processus. Il a failli dans deux domaines principaux :

 Tout d’abord, les masques et c’est seulement au moment du déconfinement qu’il est possible d’en trouver ! L’article du Monde du 9 mai 2020 explique tout ou partie des raisons de l’absence de masques. Il est très dur de retrouver ses petits dans la description qui est faite dans les processus d'achat et d’élimination des stocks. Nombreux intervenants, nombreuses structures, modification de politique avec transfert de la responsabilité des achats aux employeurs ! La notion de politique "achat", n’est jamais évoquée.

 

 

 Deuxième achat déficient : les tests. Le problème est encore plus complexe car et il existe différents tests, différents types de matériels, différents types de laboratoires, différents fournisseurs… avec dans les acteurs des organismes qui n’ont pas le même statut et qui n’ont pas le même pouvoir de tutelle. Difficile de communiquer entre un préfet, une ARS (Ex 43 & 46) et en laboratoire de vétérinaires ! Qui s’en occupe ? mystère. De plus l’Institut Pasteur sort prochainement son propre test et en conséquence au ministère on freine pour valider d’autres projets. Hallucinant, les leçons des erreurs dans les achats faites par les technocrates des cellules de l’Elysée et de Matignon ne servent à rien. On continue à centraliser au détriment des vrais opérationnels. INSTRUCTION N° DGS/DGOS/2020/XXX. Les pharmaciens hospitaliers s’arrachent les cheveux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Compte tenu des tensions d’approvisionnement sur certains médicaments nécessaires à la prise en charge des patients atteints du virus Covid-19, une liste de cinq molécules, dites prioritaires, fait l’objet d’un achat exclusif par l’État durant la durée de l’épidémie. Les établissements de santé sont approvisionnés par l’État, selon une procédure de répartition nationale des volumes par l’ANSM, pour tenter de minimiser les difficultés d’approvisionnement. 

 

   Dans ce contexte, il est impossible d’accuser telle ou telle personne, cette situation trouve sa genèse il y a plus de 10 ans. Entre-temps, les présidents ont changé ainsi que les Premiers ministres sans compter les ministres de la Santé. Ce qui est resté, c’est une chape de plomb  nommé « technostructure » dominée par des hommes et femmes qui ne veulent pas perdre leur privilège : même milieu social, mêmes études, mêmes obédiences.

« UN CRIME D’ETAT » N°2

Les raisons : E.N.A.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 24 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

      La crise actuelle est un véritable « crime d’État » qui peut être estimé à environ 20 000 personnes (différence de décès entre l’Allemagne et la France, 2 pays comparables). Voulant sortir des débats stériles des chaînes d’information en continu, avec soi-disant des experts, j’ai essayé de monter à un niveau supérieur et déterminer ainsi les 3 raisons de fond qui peuvent expliquer ce différentiel.

 

E comme Etudes – il faut espérer du changement !

L’éducation nationale est le « Mal français » que j’ai dénoncé dans un mémo disponible sur mon site (https://www.ma-consulting.com.fr/articles/le-mal-fran%C3%A7ais/) qui sévit dans trois domaines :

Un mammouth ingérable qui amplifie les inégalités

 1,2 million de personnes dans la même boîte le Ministère Education nationale, soit la 8e entreprise mondiale en termes de salariés avec un PDG appelé ministre qui change tous les 2 ans (18 ministres depuis 1981, élection de Mitterrand) ;

 Des origines sociales inégalitaires : classes préparatoires, 50 % des élèves  enfants de cadres supérieurs ;

 Nos 3 grandes écoles (Normale Sup, l’X et l’ENA) dont sont issus en très grande partie nos dirigeants, ont un très faible taux de fils d’ouvriers de l’ordre de 2%.

                Les « achats » sont inconnus à l’ENA

Ayant appelé la direction pédagogique  pour leur proposer des formations aux « achats » ils m’ont demandé « de quoi je parlais ? ». Ayant changé mon langage, je me suis exprimé par le terme « marchés publics ». Ils m’ont alors répondu qu’il faisait des formations au « Code des marchés publics». Pour avoir son permis de conduire, il suffit donc de réciter code !

 

 

Un autre trou noir : l’absence de formation à la gestion de projet

Cet aspect a été largement dénoncé par la Cour des comptes (Didier Migaud) comme cause principale des grands gâchis dans les achats publics et particulièrement dans les projets informatiques.

 

  1.  comme  Nicotine – les mandarins et experts « savent » :

Jeu de mots pour exprimer le flou de l’information pour présenter l’intérêt ou pas de tels ou tels protocoles, molécules… L’arrivée de la nicotine, comme protection du Corona virus, a semé le doute dans les cerveaux des différents mandarins qui conseillent notre Président. Vu le nombre des intervenants et d’avis différents, parfois pour des raisons de lobbying (cf. M Levy, le mari d’Agnès Buzin), je comprends qu’il ait du mal à avoir un avis objectif clair et mener ses troupes toujours dans le même sens. (Près de 10 traitements existeraient)

 

  1. comme Achats – la gabegie continue :

On a ici le véritable point faible de l’organisation mise en place par Emmanuel Macron qui en raison de son cursus n’appréhende pas d’importance de ce processus. Il a failli dans deux domaines principaux :

 Tout d’abord, les masques et c’est seulement au moment du déconfinement qu’il est possible d’en trouver ! L’article du Monde du 9 mai 2020 explique tout ou partie des raisons de l’absence de masques. Il est très dur de retrouver ses petits dans la description qui est faite dans les processus d'achat et d’élimination des stocks. Nombreux intervenants, nombreuses structures, modification de politique avec transfert de la responsabilité des achats aux employeurs ! La notion de politique "achat", n’est jamais évoquée.

 

 

 Deuxième achat déficient : les tests. Le problème est encore plus complexe car et il existe différents tests, différents types de matériels, différents types de laboratoires, différents fournisseurs… avec dans les acteurs des organismes qui n’ont pas le même statut et qui n’ont pas le même pouvoir de tutelle. Difficile de communiquer entre un préfet, une ARS (Ex 43 & 46) et en laboratoire de vétérinaires ! Qui s’en occupe ? mystère. De plus l’Institut Pasteur sort prochainement son propre test et en conséquence au ministère on freine pour valider d’autres projets. Hallucinant, les leçons des erreurs dans les achats faites par les technocrates des cellules de l’Elysée et de Matignon ne servent à rien. On continue à centraliser au détriment des vrais opérationnels. INSTRUCTION N° DGS/DGOS/2020/XXX. Les pharmaciens hospitaliers s’arrachent les cheveux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Compte tenu des tensions d’approvisionnement sur certains médicaments nécessaires à la prise en charge des patients atteints du virus Covid-19, une liste de cinq molécules, dites prioritaires, fait l’objet d’un achat exclusif par l’État durant la durée de l’épidémie. Les établissements de santé sont approvisionnés par l’État, selon une procédure de répartition nationale des volumes par l’ANSM, pour tenter de minimiser les difficultés d’approvisionnement. 

 

   Dans ce contexte, il est impossible d’accuser telle ou telle personne, cette situation trouve sa genèse il y a plus de 10 ans. Entre-temps, les présidents ont changé ainsi que les Premiers ministres sans compter les ministres de la Santé. Ce qui est resté, c’est une chape de plomb  nommé « technostructure » dominée par des hommes et femmes qui ne veulent pas perdre leur privilège : même milieu social, mêmes études, mêmes obédiences.

« UN CRIME D’ETAT » N°2

Les raisons : E.N.A.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 24 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

      La crise actuelle est un véritable « crime d’État » qui peut être estimé à environ 20 000 personnes (différence de décès entre l’Allemagne et la France, 2 pays comparables). Voulant sortir des débats stériles des chaînes d’information en continu, avec soi-disant des experts, j’ai essayé de monter à un niveau supérieur et déterminer ainsi les 3 raisons de fond qui peuvent expliquer ce différentiel.

 

E comme Etudes – il faut espérer du changement !

L’éducation nationale est le « Mal français » que j’ai dénoncé dans un mémo disponible sur mon site (https://www.ma-consulting.com.fr/articles/le-mal-fran%C3%A7ais/) qui sévit dans trois domaines :

Un mammouth ingérable qui amplifie les inégalités

 1,2 million de personnes dans la même boîte le Ministère Education nationale, soit la 8e entreprise mondiale en termes de salariés avec un PDG appelé ministre qui change tous les 2 ans (18 ministres depuis 1981, élection de Mitterrand) ;

 Des origines sociales inégalitaires : classes préparatoires, 50 % des élèves  enfants de cadres supérieurs ;

 Nos 3 grandes écoles (Normale Sup, l’X et l’ENA) dont sont issus en très grande partie nos dirigeants, ont un très faible taux de fils d’ouvriers de l’ordre de 2%.

                Les « achats » sont inconnus à l’ENA

Ayant appelé la direction pédagogique  pour leur proposer des formations aux « achats » ils m’ont demandé « de quoi je parlais ? ». Ayant changé mon langage, je me suis exprimé par le terme « marchés publics ». Ils m’ont alors répondu qu’il faisait des formations au « Code des marchés publics». Pour avoir son permis de conduire, il suffit donc de réciter code !

 

 

Un autre trou noir : l’absence de formation à la gestion de projet

Cet aspect a été largement dénoncé par la Cour des comptes (Didier Migaud) comme cause principale des grands gâchis dans les achats publics et particulièrement dans les projets informatiques.

 

  1.  comme  Nicotine – les mandarins et experts « savent » :

Jeu de mots pour exprimer le flou de l’information pour présenter l’intérêt ou pas de tels ou tels protocoles, molécules… L’arrivée de la nicotine, comme protection du Corona virus, a semé le doute dans les cerveaux des différents mandarins qui conseillent notre Président. Vu le nombre des intervenants et d’avis différents, parfois pour des raisons de lobbying (cf. M Levy, le mari d’Agnès Buzin), je comprends qu’il ait du mal à avoir un avis objectif clair et mener ses troupes toujours dans le même sens. (Près de 10 traitements existeraient)

 

  1. comme Achats – la gabegie continue :

On a ici le véritable point faible de l’organisation mise en place par Emmanuel Macron qui en raison de son cursus n’appréhende pas d’importance de ce processus. Il a failli dans deux domaines principaux :

 Tout d’abord, les masques et c’est seulement au moment du déconfinement qu’il est possible d’en trouver ! L’article du Monde du 9 mai 2020 explique tout ou partie des raisons de l’absence de masques. Il est très dur de retrouver ses petits dans la description qui est faite dans les processus d'achat et d’élimination des stocks. Nombreux intervenants, nombreuses structures, modification de politique avec transfert de la responsabilité des achats aux employeurs ! La notion de politique "achat", n’est jamais évoquée.

 

 

 Deuxième achat déficient : les tests. Le problème est encore plus complexe car et il existe différents tests, différents types de matériels, différents types de laboratoires, différents fournisseurs… avec dans les acteurs des organismes qui n’ont pas le même statut et qui n’ont pas le même pouvoir de tutelle. Difficile de communiquer entre un préfet, une ARS (Ex 43 & 46) et en laboratoire de vétérinaires ! Qui s’en occupe ? mystère. De plus l’Institut Pasteur sort prochainement son propre test et en conséquence au ministère on freine pour valider d’autres projets. Hallucinant, les leçons des erreurs dans les achats faites par les technocrates des cellules de l’Elysée et de Matignon ne servent à rien. On continue à centraliser au détriment des vrais opérationnels. INSTRUCTION N° DGS/DGOS/2020/XXX. Les pharmaciens hospitaliers s’arrachent les cheveux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Compte tenu des tensions d’approvisionnement sur certains médicaments nécessaires à la prise en charge des patients atteints du virus Covid-19, une liste de cinq molécules, dites prioritaires, fait l’objet d’un achat exclusif par l’État durant la durée de l’épidémie. Les établissements de santé sont approvisionnés par l’État, selon une procédure de répartition nationale des volumes par l’ANSM, pour tenter de minimiser les difficultés d’approvisionnement. 

 

   Dans ce contexte, il est impossible d’accuser telle ou telle personne, cette situation trouve sa genèse il y a plus de 10 ans. Entre-temps, les présidents ont changé ainsi que les Premiers ministres sans compter les ministres de la Santé. Ce qui est resté, c’est une chape de plomb  nommé « technostructure » dominée par des hommes et femmes qui ne veulent pas perdre leur privilège : même milieu social, mêmes études, mêmes obédiences.

« UN CRIME D’ETAT » N°2

Les raisons : E.N.A.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 24 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

      La crise actuelle est un véritable « crime d’État » qui peut être estimé à environ 20 000 personnes (différence de décès entre l’Allemagne et la France, 2 pays comparables). Voulant sortir des débats stériles des chaînes d’information en continu, avec soi-disant des experts, j’ai essayé de monter à un niveau supérieur et déterminer ainsi les 3 raisons de fond qui peuvent expliquer ce différentiel.

 

E comme Etudes – il faut espérer du changement !

L’éducation nationale est le « Mal français » que j’ai dénoncé dans un mémo disponible sur mon site (https://www.ma-consulting.com.fr/articles/le-mal-fran%C3%A7ais/) qui sévit dans trois domaines :

Un mammouth ingérable qui amplifie les inégalités

 1,2 million de personnes dans la même boîte le Ministère Education nationale, soit la 8e entreprise mondiale en termes de salariés avec un PDG appelé ministre qui change tous les 2 ans (18 ministres depuis 1981, élection de Mitterrand) ;

 Des origines sociales inégalitaires : classes préparatoires, 50 % des élèves  enfants de cadres supérieurs ;

 Nos 3 grandes écoles (Normale Sup, l’X et l’ENA) dont sont issus en très grande partie nos dirigeants, ont un très faible taux de fils d’ouvriers de l’ordre de 2%.

                Les « achats » sont inconnus à l’ENA

Ayant appelé la direction pédagogique  pour leur proposer des formations aux « achats » ils m’ont demandé « de quoi je parlais ? ». Ayant changé mon langage, je me suis exprimé par le terme « marchés publics ». Ils m’ont alors répondu qu’il faisait des formations au « Code des marchés publics». Pour avoir son permis de conduire, il suffit donc de réciter code !

 

 

Un autre trou noir : l’absence de formation à la gestion de projet

Cet aspect a été largement dénoncé par la Cour des comptes (Didier Migaud) comme cause principale des grands gâchis dans les achats publics et particulièrement dans les projets informatiques.

 

  1.  comme  Nicotine – les mandarins et experts « savent » :

Jeu de mots pour exprimer le flou de l’information pour présenter l’intérêt ou pas de tels ou tels protocoles, molécules… L’arrivée de la nicotine, comme protection du Corona virus, a semé le doute dans les cerveaux des différents mandarins qui conseillent notre Président. Vu le nombre des intervenants et d’avis différents, parfois pour des raisons de lobbying (cf. M Levy, le mari d’Agnès Buzin), je comprends qu’il ait du mal à avoir un avis objectif clair et mener ses troupes toujours dans le même sens. (Près de 10 traitements existeraient)

 

  1. comme Achats – la gabegie continue :

On a ici le véritable point faible de l’organisation mise en place par Emmanuel Macron qui en raison de son cursus n’appréhende pas d’importance de ce processus. Il a failli dans deux domaines principaux :

 Tout d’abord, les masques et c’est seulement au moment du déconfinement qu’il est possible d’en trouver ! L’article du Monde du 9 mai 2020 explique tout ou partie des raisons de l’absence de masques. Il est très dur de retrouver ses petits dans la description qui est faite dans les processus d'achat et d’élimination des stocks. Nombreux intervenants, nombreuses structures, modification de politique avec transfert de la responsabilité des achats aux employeurs ! La notion de politique "achat", n’est jamais évoquée.

 

 

 Deuxième achat déficient : les tests. Le problème est encore plus complexe car et il existe différents tests, différents types de matériels, différents types de laboratoires, différents fournisseurs… avec dans les acteurs des organismes qui n’ont pas le même statut et qui n’ont pas le même pouvoir de tutelle. Difficile de communiquer entre un préfet, une ARS (Ex 43 & 46) et en laboratoire de vétérinaires ! Qui s’en occupe ? mystère. De plus l’Institut Pasteur sort prochainement son propre test et en conséquence au ministère on freine pour valider d’autres projets. Hallucinant, les leçons des erreurs dans les achats faites par les technocrates des cellules de l’Elysée et de Matignon ne servent à rien. On continue à centraliser au détriment des vrais opérationnels. INSTRUCTION N° DGS/DGOS/2020/XXX. Les pharmaciens hospitaliers s’arrachent les cheveux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Compte tenu des tensions d’approvisionnement sur certains médicaments nécessaires à la prise en charge des patients atteints du virus Covid-19, une liste de cinq molécules, dites prioritaires, fait l’objet d’un achat exclusif par l’État durant la durée de l’épidémie. Les établissements de santé sont approvisionnés par l’État, selon une procédure de répartition nationale des volumes par l’ANSM, pour tenter de minimiser les difficultés d’approvisionnement. 

 

   Dans ce contexte, il est impossible d’accuser telle ou telle personne, cette situation trouve sa genèse il y a plus de 10 ans. Entre-temps, les présidents ont changé ainsi que les Premiers ministres sans compter les ministres de la Santé. Ce qui est resté, c’est une chape de plomb  nommé « technostructure » dominée par des hommes et femmes qui ne veulent pas perdre leur privilège : même milieu social, mêmes études, mêmes obédiences.

 

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