« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

 

Par Jean-Arthur Pinçon -

Tribune du 28 mai 2020    

             
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

 

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

1 Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

 

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

 

2 Les modalités de base de la réforme

 

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

 

3 Les objectifs sont de 2 ordres

 

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

 

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

 

1 Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

 

2 Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

 

 

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 

 

 

 

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« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

 qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

« UN CRIME D’ETAT » N°3

Les solutions : S.O.S.

Par Jean-Arthur Pinçon - Tribune du 28 mai 2020                 
Ingénieur ESPCI /IEP Paris

Auteurs de 8 ouvrages dont 2 sur les Achats publics :
 « Le Gâchis » / « Un Trésor caché » (l’Harmattan)

 

 

La crise actuelle va avoir principalement des conséquences politiques et sociales. En termes de pandémies 30 000 décès supplémentaires engendrent une augmentation de la mortalité en France de l’ordre 3,7 % (environ 800 000 décès par an dont 100 000 liés au cancer – 9000 décès par suicides !). Les effets de cette pandémie sont évidemment, pour certaines professions, amplifiées par les manifestations des gilets et les grèves de la SNCF et de la RATP (leur personnel ne risque en aucun cas le chômage ni le dépôt de bilan de l’entreprise !). Pour éviter de nouveau un problème de pandémies, nous proposons trois solutions simples sur le principe, mais politiquement « incorrectes ».

 

 

 

 

 

S comme sanctions exemplaires

     Dans la sphère publique, les sanctions sont très rares et quand elles sont formulées elles sont rarement appliquées. Cela est lié à la faible indépendance de la justice française et aux « groupes de pression » souvent composés de juges et de politiques. Il suffit de se souvenir du scandale du sang contaminé, tous les politiques ont bénéficié d’un non-lieu et le principal accusé Garretta qui doit plus de 1 million d’euros, est introuvable !. Autres exemples : Ségolène Royal qui a laissé un trou de près de 1 milliard (page 79 de mon dernier ouvrage) n’a pas eu les foudres de la justice

 

 

 

Certes des commissions parlementaires et sénatoriales vont se pencher sur ce scandale, mais leur liberté de manœuvre risque d’être très restreinte : ils ne peuvent faire condamner leurs compères politiques ou d’écoles.

 

De plus, deux items peuvent expliquer la difficulté pour évaluer les condamnations idoines en regard de cette situation :

  1. Tout d’abord,ce ne sont pas des faits liés à la corruption ou au détournement de fonds publics, mais c’est lié à une incompétence totale engendrée par un système bureaucratique et une dégénérescence des élites.
  2. D’autre part, ce système bureaucratique produit une dilution de l’information et de la décision, ce qui rend difficile la détection des responsables. Les acteurs sont beaucoup trop nombreux.

 

O comme organisations nouvelles

     Sur ce thème, il est difficile de rentrer dans le détail en raison de la complexité du problème et de la difficulté d’appréhender de façon théorique les modifications qui seraient nécessaires. À ce stade, deux points importants sont à mettre en avant :

 

 

  1. Le concept de base de la réforme doit être le suivant :

Il est absolument nécessaire que les pouvoirs politiques et administratifs puissent raisonner

En termes de >>>

MIEUX

Et non pas en termes de >>>

+ ou 

Pour ce faire, il serait utile de faire appel à des cabinets d’organisations extérieurs spécialisés dans les méthodes de type Analyse de la valeur / Expression Fonctionnelle des Besoins qui donnent de très bons résultats.

En effet, il faut éviter des « coupes sombres » (comme cela a été fait souvent au niveau de l’hôpital (en supprimant des lits) sans préjuger les conséquences. Il est toujours possible d’optimiser le fonctionnement de grandes entités comme des CHU (35 % de personnel administratif contre 25 % dans les autres pays soit environ 100 000) en s’appuyant sur les moyens humains et équipements existants.

  1. Les modalités de base de la réforme

La base de la démarche décrite précédemment et la notion de groupe de projets qui est pour ainsi dire inconnue dans l’administration française. Cela sous-entend participation, animation par un professionnel, et composition de groupes restreints de six à huit personnes maximum. C’est le contraire qui a été fait pendant la crise.

  1. Les objectifs sont de 2 ordres

- Une simplification, au niveau de la structure du ministère de la Santé, avec entre autres un seul ministre afin d’éviter la dilution des responsabilités. Il en est de même des CHU qui présentent un % d’administratif de près de 30 %,à 35 % supérieur à la moyenne européenne.

 - Une définition précise des rôles de chacun en cas de crise : l’Élysée, le Premier ministre, le ministère de la Santé, les cellules d’experts.. On est bien actuellement dans cette situation, car on ne sait toujours pas qui fait quoi ? Qui est responsable des ruptures d’approvisionnement ? Qui est responsable d’autoriser tel ou tel labo à faire différents types de tests !

Un important travail en perspective, pour qui !?

S comme soutien en formation

     Dans un article que j’avais appelé « le Mal français » je mettais en avant les grandes faiblesses de l’Éducation nationale qui, comme un mammouth, n’arrivait pas à se déplacer. On fait des formations de haut niveau dans des domaines techniques, mais peu en termes de gestion des hommes et d’organisation.

En conséquence il est nécessaire d’entamer deux actions importantes :

  1. Former à grande échelle tous les cadres dirigeants actuels en s’appuyant sur des cabinets de formation qui ont l’expérience et les moyens de mettre en place des cursus pluridisciplinaires ou de l’IGPDE de l’organisme de formation du ministère des Finances qui a profondément modifié ses contenus.

Cela est intégré dans certains stages de l’IGPDE Il ne semble pas y avoir de formation spécifique sur la méthode Analyse de la valeur même si on retrouve les bases dans le cahier des charges fonctionnel (voir mon dernier ouvrage: les Achats : un trésor caché)

  1. Intégrer de façon systématique les deux thèmes précédents dans les cursus des écoles de l’administration, dont l’ENA et l’ENHS de Rennes.

 

On ne pourra jamais supprimer la bureaucratie française, source de dysfonctionnements graves, sans mettre en place des formations idoines.

On ne "réforme" pas par décrets,

mais par éducation.

 
 
 

par éducation.